L'histoire d'une guerre occultée par l'épouvantail de la torture. |
Le statut des non-musulmans en terre d'IslamLors des premières conquêtes de territoires par les musulmans, le statut des autochtones se vit régler soit par la conversion à l'Islam, soit par la possibilité de conserver sa religion, Juif ou Chrétien, et d'avoir un statut particulier : la Dhimma (ذمة en Arabe) , la personne étant appelée Dhimmi (ذمّي en Arabe) . Ce statut est apparu très tôt dans l'Islam et sa codification est établie par le "pacte de Omar" attribué au Calife Omar II, tel que rapporté par l'historien Arabe Al-Turtushi. Ce pacte énonce une série de restrictions auxquelles les Dhimmis devront se soumettre contre le droit de pouvoir pratiquer leur religion. Le point principal est l'obligation de s'acquitter du paiement d'un impôt particulier, la jizya. Ce statut de Dhimmi est décrit dans la sourate IX.29 Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après s'être humiliés. Notons que le dernier terme "humiliés" s'il est le plus courant, varie suivant les traductions et on trouve des versions moins dures avec "soumis". Cela illustre la diversité du statut de Dhimmi, tantôt dure, tantôt plus souple mais dans tout les cas une position inférieure aux musulmans. Ainsi, si un musulman peut être réduit en esclavage, il reste supérieur au Dhimmi, non-musulman, et un dhimmi peut tout à fait être esclave d'un musulman alors que l'inverse n'est pas possible. De la même façon, le mariage d'un musulman avec un ou plusieurs femmes dhimmi est possible alors qu'un dhimmi ne pourra pas épouser une musulmane. La littérature rapportant des "mariages mixtes" dans le monde musulman ne concerne donc que l'homme musulmans, les hommes d'autres confession en sont exclus. Le Dhimmi a donc de facto une position d'infériorité par rapport au musulman. Que signifie "Dhimmi" ?Dhimmi est un terme qui n'est pas utilisé en dehors de ce statut réservé aux non musulman. Il peut se traduire littéralement de deux façons : soit dans le sens de "lié à un engagement", soit dans le sens d'"injurieuses". C'est d'ailleurs ce dernier sens que donne Google translate ou bien Babylon traduction. L'idée d'engagement est reprise par Al-Bukhârî dans son Sahîh qui nomme les non musulmans معاهدا, c'est à dire "soumis à un engagement". Le terme comporte donc une ambiguïté qui se retrouvera dans l'application du statut. Pourtant une traduction qu'on peut trouver assez souvent est "protégé". Mais ce n'est pas une traduction, plutot une interprétation qui va de pair avec une analyse visant à donner une vision positive de ce statut de Dhimmi. Ironiquement si ce statut est censé protéger, la seule menace pour le Dhmimi vient des "protecteurs" eux mêmes : les musulmans et l'islam. La dhimma présente un certain nombre de similitudes avec une pratique criminelle : le rackett. Cette extorsion de fonds se base sur le paiement d'une somme en échange d'une protection contre des crimes que les racketteurs eux même commettent en l'absence de paiement par leur victime.
Où il est question de toléranceLe fait que les musulmans tolèrent la présence d'autres religions sous la coupe de l'islam et de la Dhimma, a fait qualifier par certains l'islam de tolérant[1]. 1 La tolérance en tant que qualité se définit par le respect d'autrui, avec dans ce cas particulier le droit de pratiquer librement sa religion. Or l'islam ne considère pas le choix de sa religion comme une liberté; et le fait de pratiquer une autre religion comme un droit mais comme une tolérance, c'est à dire une liberté limitée accordée en certaines circonstances, ici définies par la Dhimma. Le même mot de tolérance servant à définir deux idées quasiment contradictoires, introduit une certaine confusion quant à la nature de l'islam et sa position en matière de tolérance religieuse.
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